Les religieuses

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Suite de la réponse à l'appel de Mademoiselle Marie Van De Putte

D’un écrit de Mère Margarita Arrivillaga à l’occasion des 50 ans de la fondation du Colegio Belga, nous lisons ; « Une colonie belge arrive au Guatemala (en 1840). Elle s’installe à Santo Tomás de Castilla, avec l’intention d’y fonder une colonie belge territoriale, tout comme l’Angleterre l’a fait au Belize, mais les autorités ne l’ont pas permis.

Un deuxième groupe d’émigrants belges arrive au Guatemala dirigés par MM. Hubert et Jean Van de Putte.  C’étaient des commerçants qui s’installèrent dans la capitale. Les frères Van de Putte étaient accompagnés de leur sœur María, célibataire et ancienne élève diplômée de notre école normale de Tielt, venue pour organiser un commerce de dentelle de Bruxelles. C’est ainsi que Mademoiselle Marie Van de Putte est arrivée au Guatemala

Pendant trois ans Marie envoya des demandes à la congrégation pour que des sœurs de la Sainte Famile viennent au Guatemala pour continuer son œuvre d’éducation.

Dieu est intervenu, ajoute la mère Margarita, quand Marie Van de Putte est décédée. Ses frères ont envoyé un télégramme en Belgique disant « Marie morte, orphelins abandonnés ». Au vu de cela, la mère générale envoya deux sœurs, Madame Hyacinthe Weghsteen, qui fut la première supérieure du Guatemala et Madame Céline Vecroart. 

C’est le début de la première fondation au Guatemala. Elles étaient accompagnées par Ana Van de Putte. Et pour souligner le désir de Notre Seigneur que d’autres religieuses viennent, Ana Van de Putte mourut le 15 novembre de 1896, même année que sa sœur Marie. 

Suite à ces décès, les mères de la Sainte Famille continuèrent le travail de Marie.

En 1900, les mères eurent des problèmes avec le ministère de l’Éducation concernant les examens des élèves qu’elles ne considéraient  pas comme justes ou légaux, en plus de les obliger le 31 octobre de chaque année de rendre hommage à la déesse Minerve. 

Pour cette raison, la Mère Générale Justine leur ordonna  de revenir en Belgique  et la même année, elles  ont fermé l’école ‘Jesús Niño’ et ont laissé l’œuvre  aux Sœurs de la Charité de San Vincent de Paul, qui ont encore  toujours l’asile ‘Santa María’. Les mères de la Sainte Famille ont passé d’un bloc tout le mobilier scolaire et le terrain. »